Investing : The Last Liberal Art (3/4)

de Robert G. Hagstrom


Investing The Last Liberal Art EFP

A propos de l'auteur et du livre


Investing : The Last Liberal Art a été écrit par Robert G. Hagstrom. 

Retrouvez les 2 premières parties de ce résumé en cliquant ici : Investing : The Last Liberal Art 1/4 et ici : Investing : The Last Liberal Art 2/4...


A propos de l'auteur


Robert G. Hagstrom est l’un des auteurs les plus reconnus en matière de livres d’investissement destinés au grand public. Il a écrit 9 livres dont les 2 bestsellers The Warren Buffett Way et The Warren Buffett Portfolio.  

L’intérêt de Hagstrom pour Warren Buffett a vu le jour en 1984 lorsqu’il a été pris comme stagiaire dans le programme d’investissement du courtier Legg Mason Wood Walker. Il lui a alors été demandé de lire la lettre du Président de Berkshire Hathaway aux actionnaires, ce qui a radicalement modifié sa vision de l’investissement du jour au lendemain.

Pendant 2 semaines, je n’avais fait que scruter des chiffres, des ratios et des formules mais ce que je faisais à ce moment là était bien différent. Je lisais des choses écrites sur des entreprises et sur les gens qui les dirigeaient. Buffett me fit faire la connaissance de l’octogénaire Rose Blumkin, un migrant russe qui généraient 100 millions de chiffre d’affaires avec un magasin de meubles dans le Nebraska. Je devins proche de Stan Lipsey - le rédacteur en chef du Buffalo News - et de Chuck Higgins qui avait fondé la chaîne de magasins de bonbons See’s Candies et j’appris énormément sur les rouages de la gestion d’un journal et sur les avantages concurrentiels d’une entreprise de confection de bonbons… En bref, ces entreprises étaient devenus vivantes. Au lieu de voir uniquement des chiffres, je me mis à penser à ces entreprises, aux personnes qui les dirigeaient et aux produits et services qui permettaient de générer les chiffres qui remplissaient les tableaux Excel que je finissais par analyser. - Robert G. Hagstrom


A propos du livre


Thème du livre


Une approche multi-disciplinaire de l’investissement en hommage à Charlie Munger et à son réseau de modèles mentaux dont l’objectif est d’acquérir la sagesse du monde réel.


Thèse du livre


L'objectif est de montrer que pour devenir un investisseur hors du commun, se contenter de son champ d’expertise (la finance) ne suffit pas.  

L’auteur veut emprunter aux grandes disciplines leurs idées fondatrices pour les adapter à l’investissement et les mettre en pratique dans le monde réel.  

Les disciplines retenues dans le cadre de cet ouvrage sont : la physique, la biologie, la sociologie, la psychologie, la philosophie, la littérature, les mathématiques et la prise de décision.  

Bien sûr, il s’agit ici d’une liste non exhaustive appelée à être complétée par le lecteur désireux de se forger son propre réseau de modèles mentaux. 


Aperçu du livre


Dans un premier temps, l’auteur explique la démarche intellectuelle qui l’a poussé à écrire ce livre et rend hommage à l’influence de Charlie Munger sur sa réflexion personnelle, en particulier en ce qui concerne la quête de son propre « réseau de modèles mentaux ».  

Dans le cadre de son approche multi-disciplinaire visant à améliorer sa compréhension du monde de l’investissement et de la finance, il présente ensuite les idées fondamentales des différentes disciplines sélectionnées et relient enfin ces dernières au monde de l’investissement en suivant une démarche empruntée au Connexionisme


Alors juste avant de poursuivre, je vous rappelle que vous avez la possibilité d’aller plus loin en vous inscrivant gratuitement à l’une de nos prestations, vous bénéficierez alors de plus de 2h de contenus audio ou vidéo gratuits.  

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Le Séminaire de l’EFP est un séminaire d’éducation financière en ligne qui enseigne les concepts financiers fondamentaux justement sous la forme de modèles mentaux.  

Si vous possédez déjà les bases d’une bonne éducation financière, vous pouvez aller plus loin en rejoignant notre Club d’investisseurs.  

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Vous trouverez plus d’informations sur la page de présentation de nos ateliers.  


Résumé du livre (audio)



Résumé du livre (écrit)


6/ La philosophie


Contrairement aux sciences, la Philosophie n’a pas vocation à nous fournir des réponses absolues.

Quelle que soit la vérité à laquelle cette dernière nous fait parvenir, cette dernière reste le plus souvent intrinsèquement personnelle et individuelle et n’existe que pour ceux qui font les efforts pour la découvrir.

Bien sûr, il est extrêmement précieux d’étudier les idées des plus grands philosophes mais leurs enseignements ne nous touchent au final qu’après avoir passé le filtre cognitif de notre interprétation, de notre expérience et de nos croyances.

L’auteur structure l’étude de la philosophie en 3 grandes catégories : la pensée critique appliquée à la nature générale du monde (métaphysique), une deuxième catégorie qui regroupe 3 disciplines proches les unes des autres et qui sont l’esthétique, l’éthique et la politique, une troisième catégorie qui fait la part belle à l’épistémologie qui est l’étude de la théorie de la connaissance.

La démarche de l’auteur étant de comprendre comment naît le processus de formation de nos pensées et comment il est possible d’apprendre à mieux penser, nous nous limitons dans ce livre à l’étude des enseignements de l’épistémologie.

Nous l’avons vu ensemble précédemment, l’un des thèmes sous-jacents du livre est que le marché peut être considéré comme un système complexe adaptatif qui reflète les caractéristiques d’un tel système.

Les disciplines étudiées jusqu’à présent étaient plutôt de nature scientifiques mais il semblerait que la philosophie puisse être considérée comme la variable critique permettant de comprendre la complexité.

L’état actuel des connaissances parait encore limité et l’apparent désordre qui règne à la surface doit être une source de motivation pour les scientifiques afin de trouver de nouvelles manières de décrire les phénomènes observés.

La redescription est ainsi un processus mental qui permet de creuser plus profondément que la seule constatation que nous faisons de phénomènes tels qu’ils nous apparaissent à première vue.

C’est un outil extrêmement précieux qui doit nous aider à rester ouvert d’esprit lorsque l’explication apportée pour décrire un phénomène s’avère inadéquate.

Les mots que nous choisissons donnent un sens (une description) à ce que nous observons. Pour expliquer ou défendre notre description, nous inventons une histoire qui nous parait vraisemblable. Ce processus, nous le connaissons sous le nom de « storytelling ».

Le storytelling n’est pas mauvais en tant que tel. Quand nous y réfléchissons, c’est finalement la manière la plus efficace de transmettre des idées. Les histoires sont ouvertes et métaphoriques ce qui les rend plus faciles à retenir.

Le problème en revanche, c’est lorsque le storytelling prend le pas sur l’évidence statistique et finit par se suffire à lui-même. C’est une erreur que commettent trop fréquemment les investisseurs dès lors qu’il s’agit d’expliquer l’évolution des marchés et de l’économie.

L’inverse est aussi vrai. Les gens citent souvent des statistiques en les privant de leur contexte et de toute forme d’histoire permettant de leur donner du sens. La solution se trouve bien sûr dans la réconciliation entre les 2 afin de donner du sens aux événements tels qu’ils se produisent dans le monde réel.

L’idée maitresse développée ici par l’auteur est d’adopter une manière de penser qui permette de préparer l’investisseur aux redescriptions.

C’est à travers l’acte de penser que les gens dépassent leurs doutes et forment leurs croyances, leurs actions sont la conséquence directe de ces croyances et deviennent ensuite des habitudes.

C’est la raison pour laquelle quiconque souhaite évaluer la véracité d’une croyance doit d’abord se pencher sur les conséquences qui résultent de son adoption. Ainsi se définit la philosophie du « Pragmatisme » qui assimile le sens d’une idée à ses résultats pratiques.

Pour le Pragmatisme, une idée ou une action est vraie, réelle et bonne si elle fait une vraie différence dans le monde réel. Pour comprendre quelque chose, il faut se demander quelle différence cela fait dans le monde réel, quelles en sont les conséquences. 

Cette approche de la réalité permet aux gens qui adoptent cette philosophie du Pragmatisme de naviguer dans un monde incertain tout en évitant de tomber dans le piège de la pensée absolutiste.

Le Pragmatisme cherchera à valider toute hypothèse et à considérer toute preuve. Si vous avez besoin de faits, cherchez-en. Si vous avez besoin d’une religion, convertissez-vous. Si vous avez besoin d’expérimenter, expérimentez.

Le Pragmatisme invite à l’expérimentation. Il cherche une nouvelle compréhension en redéfinissant les problèmes anciens. Il accorde une place d’importance à la redescription en faisant de l’apprentissage une manière de tester de nouvelles choses en restant ouvert aux nouvelles idées et en pensant différemment.

C’est ainsi que la connaissance progresse et cela fait du Pragmatisme la philosophie idéale pour construire et utiliser un réseau de modèles mentaux.

Le Pragmatisme permet aux investisseurs de ne pas rester figés dans des stratégies d’investissement absolues.

Pour prendre un exemple concret, la méthode d’évaluation basée sur les Discounted Cash-Flows (DCF) est considérée par beaucoup comme le meilleur modèle pour déterminer la valeur économique d’un actif.

Elle est ce qu’on pourrait appeler un modèle de 1er ordre. Mais en raison des difficultés inhérentes à la construction de prévisions financières basées sur ce modèle, les investisseurs lui préfèrent bien souvent des indicateurs de 2ème ordre comme un faible PER (Price Earning Ratio) qu’ils considèrent comme les seuls indicateurs dignes d'intérêt.

Le problème, c’est que les actions qui offrent les meilleurs rabais en comparant leur valeur de marché à leur valeur fondamentale déterminée par les DCF sont parfois celles qui ont un faible PER et parfois celle qui ont un PER élevé.

Les indicateurs ne peuvent jamais être considérés comme des absolus. C’est pourquoi les investisseurs pragmatiques doivent appliquer des modèles de 2ème ordre qui portent leurs fruits sans remettre en cause les modèles de 1er ordre.

Au final, les investisseurs pragmatiques sont des investisseurs qui poursuivent leurs investigations en dehors des seuls champs que représentent la finance et l’économie.

L’investisseur à succès est un investisseur enthousiaste qui devrait examiner chaque problème sous tous les angles, toutes les disciplines pour obtenir la meilleure description ou redescription possible. C’est une condition sine qua non pour être en mesure d’expliquer correctement ce qui se passe dans le monde réel.

La « valeur financière » de l’étude de la philosophie est bien réelle. En bref, cette dernière vous permet de mieux penser.

Vous apprenez ainsi à penser de manière critique et vous commencez à voir différemment chaque situation qui se présente à vous. Vous observez davantage de choses, vous comprenez mieux ce qui se passe. Et parce que vous reconnaissez des schémas, vous êtes moins effrayé par les changements qui peuvent se produire soudainement.

Armé d’un esprit ouvert qui accueille volontiers les nouvelles idées et sait ce qu’il doit faire avec, vous vous trouvez désormais sur le chemin qui mène au succès.



Alors juste avant de poursuivre, je vous rappelle que vous avez la possibilité d’aller plus loin en vous inscrivant gratuitement à l’une de nos prestations, vous bénéficierez alors de plus de 2h de contenus audio ou vidéo gratuits.  

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Le Séminaire de l’EFP est un séminaire d’éducation financière en ligne qui enseigne les concepts financiers fondamentaux justement sous la forme de modèles mentaux.  

Si vous possédez déjà les bases d’une bonne éducation financière, vous pouvez aller plus loin en rejoignant notre Club d’investisseurs.  

Le Club de l’EFP enseigne les stratégies et les méthodes d’investissement qui ont fait leurs preuves auprès de professionnels chevronnés plusieurs années durant.  

Et enfin, si vous avez une problématique spécifique à résoudre, vous pouvez suivre l’un de nos ateliers audios au format court.  

Nos ateliers traitent de problématiques variées telles que le fait de dépenser son argent pour être heureux ou d'investir dans l’immobilier sans sortir de chez vous (et sans investir en bourse) ou encore vous apprennent à construire votre fortune à l’aube de la 5ème Ère. 

Vous trouverez plus d’informations sur la page de présentation de nos ateliers.  


7/ La Littérature


Charlie Munger a une réponse très simple lorsqu’on lui demande comment faire pour constituer son propre réseau de modèles mentaux : nous devons nous éduquer.

Les principes clés, les grandes idées ont déjà été écrits et il ne nous reste plus qu’à les découvrir et à les intégrer.

Le meilleur moyen pour y parvenir est un livre - ou plutôt une bibliothèque complète de livres, à laquelle on peut ajouter tous les autres médias traditionnels et modernes : les journaux, les magazines, internet, etc.

C’est d’ailleurs moins une question de quantité que de qualité. Nous devons apprendre à devenir des lecteurs exigeants : analyser ce que vous lisez, en évaluer la valeur au prisme d’une vision d’ensemble plus large, et décider de le rejeter ou de l’incorporer à votre propre réseau de modèles mentaux.

Nous avons tous la possibilité d’améliorer nos connaissances en lisant si nous faisons en sorte de perfectionner notre faculté à lire attentivement. Les bénéfices sont profonds : vous apprenez non seulement à vous améliorer dans différents domaines mais cela vous permet également d’améliorer votre esprit critique.

Dans ce chapitre, l’auteur nous donne des pistes pour analyser un livre (ou un autre contenu) et en évaluer le contenu de manière critique. Cela vous donne ainsi la possibilité de savoir si le matériel en question a de la valeur et si cela vaut la peine que vous passiez du temps à l’étudier en profondeur.

Rappelez-vous que Charlie Munger et Warren Buffett soulignent tous deux l’importance cruciale de comprendre les fondamentaux d’une entreprise et le business model dans lequel vous investissez votre argent.

Et il s’agit bien ici d’une véritable compréhension et pas seulement de l’accumulation de données brutes. Le type de compréhension qui provient essentiellement d’une étude approfondie et d’une analyse intelligente.

Choisir avec soin ses investissements requiert les mêmes compétences intellectuelles que de lire attentivement un livre.

L’université Saint John aux Etats-Unis est citée en exemple par Robert Hagstrom comme une institution remarquable qui transmet à ses étudiants une éducation pluri-disciplinaire en leur demandant de lire des livres qui ont marqué un tournant dans leur discipline et d’en discuter ensemble.

Les diplômés de cette université qui ont ensuite rejoint le monde de l'investissement tiennent un discours unanime lorsqu’on leur demande ce qu’ils ont appris au cours de leur enseignement.

Ils pensent qu'ils sont devenus de meilleurs penseurs et non de meilleurs traders, conseillers financiers ou analystes et que le fait de devenir de meilleurs penseurs les a rendu meilleurs dans leur travail.

Steve Bohlin - diplômé du campus de Santa Fé - estime qu’il est préférable d’étudier les oeuvres originales plutôt que les produits dérivés. Lors de sa scolarité, il a d’ailleurs appris à décomposer la thèse principale d’un auteur en ses principes fondateurs pour ensuite la reconstruire à partir de ces derniers. C’est ainsi que l’on apprend à apprendre.

Penser de manière critique est une compétence essentielle pour l’investisseur. Nous avons décrit précédemment un processus de communication de l’émetteur de l’information au récepteur de l’information.

Comme dans les systèmes électroniques où une pièce tangible joue le rôle de dispositif de correction, nos communications mentales nécessitent l’utilisation d'un tel dispositif de correction - une sorte de mécanisme cognitif - pour nous permettre d’authentifier l’information.

Ce dispositif, c’est notre capacité à lire de manière analytique et à penser de manière critique.

Une fois que nous avons développé les compétences pour devenir un lecteur perspicace, nous sommes en mesure de décider si ce que nous lisons vaut la peine d’être introduit dans le tunnel de communication.  

Cela est d’autant plus crucial pour les investisseurs qui sont le plus souvent noyés sous un flot d’informations dont la valeur marginale est tout sauf garantie.

L’auteur synthétise ensuite les enseignements de Mortimer J. Adler qui a écrit selon lui LE livre sur la meilleure manière de lire un livre et d’en comprendre les enseignements, intitulé How to Read a Book.

Vous pouvez d’ailleurs en retrouver le résumé dans cet article déjà publié sur le site de l’EFP intitulé « Comment lire un livre (et retenir ce que vous lisez) ».

C’est une chose de lire pour le plaisir ou pour récolter de l’information, c’en est une autre de lire pour améliorer ses connaissances. Une distinction d’autant plus importante pour les investisseurs.

Le processus qui permet de mieux comprendre certaines choses et d’améliorer vos compétences ne se confine pas à la seule lecture d’un livre puis d’un autre et ainsi de suite.

La véritable compréhension des choses demande du travail et de la réflexion. C’est un effort intellectuel qui porte ses fruits mais ne peut être négligé.

Adler identifie ainsi 4 niveaux de lecture (élémentaire, ciblé, analytique et synoptique) complémentaires les uns des autres et qui doivent vous permettre de retenir ce que vous lisez tout en portant un regard critique sur les idées développées par l’auteur.

Le défi pour nous, lecteur, c’est de recevoir cette nouvelle connaissance et de l’intégrer à notre réseau de modèles mentaux.

Cela dépend d’ailleurs de 2 facteurs : la capacité de l’auteur à transmettre ses idées et NOTRE faculté à les accueillir avec attention et esprit critique.

Nous avons peu de contrôle sur le 1er facteur si ce n’est celui d’arrêter la lecture du livre, mais le 2ème facteur est totalement sous notre contrôle d’où l’importance d’apprendre à développer un esprit critique.

La magie dans tout cela, c’est que notre capacité d'analyse est directement corrélée à notre capacité de lire avec attention. Chacune de ces compétences renforce l’autre dans une sorte de boucle de rétroaction positive.

Les bons lecteurs sont de bons penseurs et les bons penseurs ont tendance à être de bons lecteurs qui apprennent à devenir de meilleurs penseurs durant le processus.

Le seul fait de lire de manière critique améliore vos compétences analytiques. Et dans le même temps, ce que vous apprenez en lisant vient s’ajouter à vos connaissances ce qui est d’une valeur inestimable.

Quand vous prenez la décision d’étendre votre base de connaissances en lisant des livres dans des domaines autres que la finance et l’investissement, vous assemblez les éléments individuels qui viendront construire votre propre réseau de modèles mentaux.

Cet esprit critique se décompose en 2 aspects qui sont en lien avec le processus de lecture : (1) l’évaluation des faits et (2) la distinction entre les faits et l’opinion.

Si l’on prend l’exemple d’une note d’analyste, l’évaluation des faits peut consister à vérifier que ce dernier n’a pas faire d’erreur de calcul (ce qui est assez fréquent) ce qui revient à vérifier que les faits sont retranscrits fidèlement.

Une autre manière de faire peut consister à vérifier les faits en les comparant à une source d’informations fiable et indépendante ou tout au moins à d’autres notes d’analyste.

Le mieux étant sans doute de se procurer les états financiers de l’entreprise ciblée afin de remonter à la source de l’information à la manière des étudiants de l’université Saint John dont nous avons parlé précédemment.

Enfin, la deuxième étape consiste donc à bien faire la différence entre les faits et l’opinion émise par l’analyste. Si les faits ne sont pas fidèles à la réalité, alors cela vous donne déjà une indication.

Mais même si ces derniers sont corrects, vous devez tout de même rester vigilant et vous interroger sur la motivation de l’analyste qui émet un avis. Quels sont les intérêts en jeu ? L’analyste a t-il changé d’avis plusieurs fois au cours des derniers mois ? Quelle en est la raison selon vous ? Etc.

La méthode de lecture critique développée par Adler s’applique plus facilement aux livres de non-fiction. Mais il est également possible de tirer des leçons de vos lectures de fictions.

Les livres de non-fiction transmettent des connaissances. Lorsque nous les lisons, notre objectif est d’en déterminer la pertinence. Les livres « imaginatifs » transmettent une expérience. Et la beauté d’un livre vient de cette expérience.

Cela dit, cette expérience est évidemment subjective et donc impossible à analyser. Notre défi en tant que lecteur est d’accueillir cette expérience et d’ouvrir grand nos sens et notre imagination.

C’est tout le pouvoir de la littérature imaginative : elle nous aide à savoir ce que nous savons de manière plus poignante, à ressentir ce que nous ressentons et à croire ce en quoi nous croyons.

Les plus sceptiques se demanderont sans doute comment les investisseurs peuvent apprendre en lisant de la littérature de fiction. Si cela n’apporte pas d’enseignement concret en matière d’investissement, pourquoi perdre son temps à lire ce type de livre ?

Tout simplement parce que nous apprenons de toutes sortes d’expériences, et pas seulement des nôtres.

De la même manière que nous apprenons de nos expériences quotidiennes comment devenir de meilleurs amis, de meilleurs parents, de meilleurs citoyens et de meilleurs investisseurs, nous pouvons également apprendre des expériences fictives dont les écrivains nourrissent notre imagination.

Benjamin Doty - directeur en charge des investissements chez Koss Olinger à Gainesville en Floride - fait partie de ceux qui croient fermement en l’apport de la littérature de fiction.

C’est la raison pour laquelle il lisait The Financier de Theodore Dreiser au plus fort de la bulle des dot-com. Le livre raconte l’ascension et la chute d’un banquier talentueux qui fit et perdit plusieurs fortunes au 19ème siècle.

Selon Doty, la leçon à tirer de la lecture de The Financier se résume assez bien à une avidité sans fond couplée à une ambition extrême.

L’année suivant la crise des subprimes, ce dernier a d’ailleurs animé un cours à l’université du Minnesota intitulé « Le roman américain, les affaires et la crise financière » durant lequel il reprenait des passages de MacBeth, Richard III, Gatsby le Magnifique et The Financier, entre autres.

La littérature dramatise la complexité des événements, ce que ne permettent pas les livres de non-fiction. Plus important encore, par la magie de son écriture, la littérature vous place vous lecteur aux côtés des personnages principaux alors qu’ils se retrouvent confrontés aux conséquences de leurs actions.

D’ailleurs, la littérature populaire a également un rôle à jouer pour vous permettre d’améliorer vos compétences d’investisseur.

On peut ainsi citer les romans policiers comme une très bonne école pour aiguiser son sens critique. Lire un roman policier, c’est tenter de résoudre un puzzle.

Au début de l’histoire, tous les personnages sont suspects et votre objectif alors que vous suivez les pérégrinations du détective est de tenter de démasquer le ou les coupables le plus tôt possible.

Dans le fonds, tenter de résoudre un crime c’est un peu comme de tenter de découvrir si une action est valorisée correctement ou non.

Le détective rassemble des indices pour déterminer si un suspect est coupable ou non. Un analyste collecte des données financières et des informations sur le marché de l’entreprise pour déterminer si le marché valorise correctement une entreprise, sous la forme du cours de son action, le jour de son analyse.

Les grands détectives de la littérature sont d’abord et avant tout décrits comme des esprits particulièrement brillants.

Ils possèdent des facultés mentales qui les placent au-dessus de la moyenne des gens et les distinguent par ailleurs des gens intelligents qui peuvent être engagés à un moment de l’histoire dans les mêmes activités.

En un mot, ce sont des génies dans leur domaine. Non pas parce qu’ils travaillent dur, ont plus de chance ou courent plus vite que les criminels mais parce qu’ils pensent mieux.

Ainsi, Sherlock Holmes par exemple a développé sa propre méthodologie pour résoudre une affaire.

Il commence chaque enquête avec un point de vue objectif et dénué de toute émotion. Il prête attention au moindre détail. Il reste ouvert aux nouvelles informations, même contradictoires. Et enfin, il applique un processus de raisonnement logique à tout ce qu’il apprend.

Le gros point fort de la littérature de fiction, c’est qu’elle nous permet d’apprendre tout en nous distrayant. De nous relaxer tout en réfléchissant. De nous offrir une escapade loin de notre réalité stressante ainsi qu’une nouvelle manière de penser.

La meilleure nouvelle dans tout ça, c’est que si votre éducation a été très opérationnelle mais insuffisamment ouverte sur le monde, il ne dépend que de vous d’y remédier en vous éduquant vous-même.

Evidemment, se contenter de lire ne suffit pas, vous devez y mettre du vôtre pour faire les efforts de réflexion qui accompagneront vos lectures. Le point positif, c’est que plus vous travaillerez dur pour comprendre et absorber ce que vous lisez, plus cela sera ancré profondément en vous.

Et ça, personne ne peut plus jamais vous le reprendre.


Pour conclure, je vous rappelle que vous avez la possibilité d’aller plus loin en vous inscrivant gratuitement à l’une de nos prestations, vous bénéficierez alors de plus de 2h de contenus audio ou vidéo gratuits.  

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